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Comment vivre son Carême en 2025 ?

Le mercredi 5 mars, par l’imposition des cendres, l’Église commence son temps de retraite annuelle.

Jeûne, prière, œuvres de miséricorde, tels sont les trois pivots du carême, ce temps de retraite collective annuelle de l’Église. Au cours de ces quarante jours, le corps mystique du Christ, l’Église, doit se préparer à se renouveler avec Lui dans les solennités pascales et commémorer dignement le fait historique de notre rédemption. C’est ensemble que nous pourrons accompagner la préparation des catéchumènes qui recevront le baptême au cours de la nuit pascale ; ensemble, que nous entendrons les mêmes textes prévus par la liturgie ; ensemble, que nous serons purifiés pour célébrer un même mystère.

Mais notre rapport à Dieu est aussi personnel. En union avec Jésus au désert, nous pouvons tenter de nous fixer un programme à notre mesure, aussi proche que possible du sien : vie d’oraison et de pénitence plus assidue, jeûne matériel pour le corps et jeûne de pêché pour l’âme.

Ce jeûne a une double mission. D’une part, corriger les fautes dont notre corps s’est rendu coupable. D’autre part, l’exercice de la volonté sur les choses matérielles (nourriture, confort, loisirs, écrans…) permet de fortifier l’âme. En complément, l’Église recommande d’utiliser les économies réalisées par les jeûnes pour soulager les pauvres. Elle nous demande aussi de mettre fin à nos divisions, « donner et pardonner » disait saint Augustin. Dans la bulle d’indiction du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, en 2015, le pape François écrit : « J’ai un grand désir que le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. (…) La prédication de Jésus nous dresse le tableau de ces œuvres de miséricorde, pour que nous puissions comprendre si nous vivons, oui ou non, comme ses disciples. Redécouvrons les œuvres de miséricorde corporelles : donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts. Et n’oublions pas les œuvres de miséricorde spirituelles : conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, avertir les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes ennuyeuses, prier Dieu pour les vivants et pour les morts. »

Portée par ces deux ailes que sont le jeûne et les œuvres de miséricorde, la prière pourra s’élever jusqu’au Père. Cette prière du Carême, c’est la prière du pêcheur qui sollicite son pardon en pleurant ses fautes, à l’image de la femme de l’Évangile qui baigne de ses larmes les pieds du Sauveur. Ce regret sincère et douloureux doit s’accompagner d’une confiance toujours plus grande en l’inépuisable miséricorde divine, exprimée dans le mystère de la Croix.

Demandons, pour ce Carême 2025 qui commence dans quelques jours, la patience nécessaire à ces quarante jours de purification et la joie pour les vivre dans l’attente de l’anniversaire du Salut du monde.


Pour mener un bon combat spirituel et recueillir tous les fruits de ce temps de carême, il faut bien se connaître et bien se former. Voici une sélection d’activités proposées par le diocèse, dont vous retrouverez tous les détails dans l’agenda :

  • Pour préparer l’entrée en Carême, trois journées d’adoration sont organisées à la cathédrale, le dimanche 2 mars à partir de 15 heures, le lundi 3 et le mardi 4 mars après la messe de 12 heures 15.
  • Tous les dimanches de Carême, à 16 heures à la cathédrale, une conférence est proposée.
  • Tous les vendredis de Carême, pèlerinage à la Vierge Noire à l’église Saint-Jean (Luxembourg-Grund).
  • Deux retraites sont animées le père Théo Klein, scj, et les prêtres du Sacré-Cœur de Jésus, dans leur centre de Clairefontaine (Belgique), en luxembourgeois et en français. La première aura lieu du mardi 18 au vendredi 21 mars, la seconde du vendredi 28 au soir au dimanche 30 mars.
  • Les 24 heures pour le Seigneur auront lieu du vendredi 28 mars à 7 heures au samedi 29 mars à 7 heures.
  • Le Centre de Formation Diocésain propose une escale spirituelle le Mercredi saint 16 avril de 9 heures à 15 heures.
  • La pastorale des jeunes assurera le chemin de Croix dans la Ville le Vendredi saint 18 avril à 15 heures.
  • Le plus important : se réconcilier avec le Seigneur. « La Réconciliation sacramentelle n’est pas seulement une belle opportunité spirituelle, écrit le pape François dans la bulle du Jubilé 2025, mais elle représente une étape décisive, essentielle et indispensable sur le chemin de foi de chaque personne. C’est là que nous permettons au Seigneur de détruire nos péchés, de guérir nos cœurs, de nous élever et de nous étreindre, de nous faire connaître son visage tendre et compatissant. En effet, il n’y a pas de meilleure façon de connaître Dieu que de se laisser réconcilier par Lui (cf. 2 Co 5, 20), en savourant son pardon. Ne renonçons donc pas à la Confession, mais redécouvrons la beauté du sacrement de la guérison et de la joie, la beauté du pardon des péchés ! »

Psaume 90, un psaume pour le Carême
Quand je me tiens sous l'abri du Très-Haut et repose à l'ombre du Puissant,
je dis au Seigneur : « Mon refuge, mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »
C'est lui qui te sauve des filets du chasseur et de la peste maléfique ;
il te couvre et te protège. Tu trouves sous son aile un refuge : sa fidélité est une armure, un bouclier.
Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole au grand jour,
ni la peste qui rôde dans le noir, ni le fléau qui frappe à midi.
Qu'il en tombe mille à tes côtés, + qu'il en tombe dix mille à ta droite, * toi, tu restes hors d'atteinte.
Il suffit que tu ouvres les yeux, tu verras le salaire du méchant.
Oui, le Seigneur est ton refuge ; tu as fait du Très-Haut ta forteresse.
Le malheur ne pourra te toucher, ni le danger, approcher de ta demeure :
il donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins.
Ils te porteront sur leurs mains pour que ton pied ne heurte les pierres ;
tu marcheras sur la vipère et le scorpion, tu écraseras le lion et le Dragon.
« Puisqu'il s'attache à moi, je le délivre ; je le défends, car il connaît mon nom.
Il m'appelle, et moi, je lui réponds ; je suis avec lui dans son épreuve. « Je veux le libérer, le glorifier ;
de longs jours, je veux le rassasier, et je ferai qu'il voie mon salut. »

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